mercredi 26 septembre 2007

Clermont pendant la deuxième guerre mondiale


1940-1945











 


















































Situation des combats dans notre région le 16 mai 1940





( cliquez pour agrandir les cartes)














Un Char français hotchkiss h-39 abandonné suite à une panne de carburant dans le bois du Tronquois le 16 mai 1940, il sera emmené par les Allemands sur laplace de Clermont










Hotchkiss h-39





Glanage dans les champs de viscourt en août 1942



















Enlevement de la cloche de l'église de Clermont par les Allemands le 22 avril 1944




















 

Vidéo tournée à la ferme du bois des queues entre 1940 et 1945.







Souvenirs de guerre
 Charles CLOCHERIEUX
BEAUMONT - En mai 40, des militaires de la région de Beaumont se rencontrent à Pont Saint-Esprit. Dans le midi de la France, c'est la guerre.

Le 10 mai 1940, l'Allemagne dé clare la guerre à la Belgique. Les soldats sont rappelés dans leurs diverses unités tandis que d'autres partent au front. Quelques jours ont suffi à l'occupant pour maîtriser la situation et s'avancer dans le pays.

Fuyant l'ennemi, des convois de soldats partent vers la France, d'autres vers l'Angleterre.

Les premiers subiront des bombardements incessants et des carnets militaires seront même renvoyés aux familles annonçant la mort de leur proche.

Et pourtant, plusieurs militaires de la région de Beaumont (Ernest Roger, Raymond Rousseau et César Dupont de Clermont; Robert Herbage de Strée) arriveront avec beaucoup de difficultés à Pont-St-Esprit et Saint-Paulet de Caisson, dans le sud de la France. Ils y passeront quelques jours voire quelques semaines.

C'est là qu'ils rencontrent d'autres militaires strétois dont François Briclet (89 ans).

Ce dernier se souvient du nom de ces compatriotes mais faisant partie d'un autre convoi, il devra les quitter. Ce convoi se rendait à Bordeaux (la ligne de démarcation) avec des jeunes de 18 à 35 ans puis à Sète, Béziers, Carcassonne, Narbonne.

Malade, François est hospitalisé à Béziers. C'est là qu'il reçoit la visite de son frère, Nestor, officier d'État-major qui lui propose de l'accompagner. François refuse. Il ne quittera pas son meilleur ami, Roger Bayet de Chaumont (Ardennes).

Quelques jours par après, il quitte la clinique et rentre au baraquement. Quelques semaines passent, François et plusieurs autres sont triés et priés de prendre place pour un nouveau voyage qui les ramènera au pays. Il ne devait revoir son frère que cinq années plus tard, Nestor ayant fait partie d'un autre convoi vers les camps de prisonniers en Allemagne. Comme quoi, le monde est parfois ingrat!

Cet épisode relatif à Pont-Saint-Esprit n'aurait pas été remis au jour si, dans une émission sur TF1, on n'avait reparlé du «Pain maudit » en 1951. Cette année-là, plus de trois cents personnes manifestèrent un comportement anormal caractérisé notamment par une violente hystérie, des hallucinations visuelles et sensorielles avec en plus, une hyperactivité motrice.

Des décès furent constatés mais pour expliquer ce syndrome, on a parlé de pain infecté par l'ergot. En fait, la farine contenait des alcaloïdes de l'ergot de seigle.

Mais une autre hypothèse fut signalée : un empoisonnement dû au méthyle mercure, un agent fongicide utilisé dans la récolte des céréales. En 1982, on a invoqué l' « aspergillus fumigatus», une moisissure qui contamine les denrées alimentaires.

Quoi qu'il en soit, à l'heure actuelle, en dépit de ces diverses hypothèses, l'origine de ce phénomène n'a pas encore été totalement élucidée.



Faits de guerre 40-45, faits de vie Entretien avec Monsieur et Madame LARIVE – par Aimée Charlier



M. et Mme Larive habitent à « La Maroquette » depuis 10 ans, la maison qu’ils avaient fait bâtir leur servait précédemment de résidence de week-end. Albert Larive est bien connu à Fraire : originaire de Marbaix, près d’Avesnes, il est né de père français et de mère flamande, ses parents se sont connus lors de la guerre 14-18. Après le décès de sa maman en 1939, Albert vient vivre chez sa marraine, à La Docherie. Lors du déclenchement de la guerre en mai 40, il part pour la France avec sa famille belge. Un soir, ils font halte dans une maison abandonnée, près de Saint-Quentin, dans la maison contiguë se trouve une jeune fille de Marcinelle qui deviendra, en 1945, Madame Larive. Un nouveau mariage s’est comme cela préparé. Albert, qui avant guerre était devenu coureur cycliste, continue à participer à des courses, et, avec d’autres cyclistes, pour améliorer l’ordinaire, va chercher du beurre pour sa famille dans la région d’Avesnes, il en revend aux environs de Charleroi. C’est alors qu’il est contacté par un FFI, en vue de servir de courrier, il transporte des messages des deux côtés de la frontière. Son vélo est pourvu d’un pédalier (Watt) à axe creux où il introduit ses parchemins, il en obstrue ensuite les extrémités avec un peu de boue. Cela fonctionne bien jusqu’au 10 avril 1944 : il a participé au « Grand prix de Wignehies», près de La Capelle, lorsque, arrivé à Strée, une embuscade lui est tendue. Il a été dénoncé. Il devait porter un message chez Maurice Lamendin, agent du « Groupe G », mais deux Feldgendarmes, en compagnie de policiers en civil, sans doute des Belges de la « Formation B » de sinistre mémoire (tueries d’Ham-sur-Heure en 1944…) l’attendent. Albert, qui veut forcer le barrage, est abattu par un des policiers belges (qui sera fusillé en 1946 à Charleroi). Les Allemands arrêtent le camion de ce même Maurice Lamendin, qui, par hasard, revenait de Thirimont où il était allé ravitailler des aviateurs américains cachés. Les Allemands ordonnent de charger le blessé dans le camion, et, sous la garde des deux Feldgendarmes, il est amené chez le Dr Dagneaux à Clermont. Sa blessure est grave, il a reçu 2 balles dans un poumon. Toujours sous la garde des Feldgendarmes, il est transporté vers l’hôpital de Charleroi. Ce lundi de Pâques 1944, la ville vient de subir son premier bombardement, visant son réseau industriel : d’autres attaques suivront, contre les gares, nœuds routiers, usines, en préparation au débarquement en Normandie. Les hôpitaux de Charleroi sont remplis, Albert est transféré à Mons. Sa fiancée, prévenue, part à sa recherche avec sa maman, profitant d’un camion des Brasseries Labor qui se rendait à Mons. Elles vont de prison en prison. Mme Larive se souvient qu’elles se sont adressées, sans le savoir, à une prison pour femmes où on leur a répondu qu’elles « ne trouveraient jamais un homme en cet endroit ». Finalement, elles le voient amené dans un hôpital, sur une civière, dans le coma. Il sera soigné à Mons jusqu’en juillet. Depuis son lit, il assistera au bombardement de la gare… Le 18 juillet, deux infirmières vont l’aider à s’évader. L’une d’elles,

Mme Delcambre, qui fait partie des P.A., le prévient que deux policiers, un vrai et un faux policier qui est un résistant, l’attendent derrière le mur. Il doit les suivre. Il est conduit à Nimy chez un M. Vantrimpont qui le cachera pendant deux jours, ensuite chez M. Quichon, directeur des Tuberies de Nimy. Mme Quichon lui donnera un costume (Albert le fera retourner pour son mariage en 1945 – restriction oblige). Enfin il est amené chez M. et Mme Ergot, toujours à Nimy, mais là il est dénoncé par une voisine qui l’a aperçu. Heureusement, Armand, son hôte, trouve tôt le matin un mot d’avertissement dans sa boîte aux lettres, présage de l’arrivée probable de la Gestapo (avis émanant sans doute du facteur). Albert doit se sauver : il rampe dans les pommes de terre, ensuite le long du canal où il va se cacher dans une meule de paille, pendant 8 jours. Le fils d’Armand lui dépose de la nourriture, feignant de chercher des pissenlits. Les Allemands visiteront, en vain, la maison de ses hôtes, mais n’insisteront pas. Finalement Albert retournera chez Armand qui le cachera, jusqu’en septembre, dans une citerne à eau. La citerne a été vidée jusqu’à 30 cm, on y a placé un matelas sur des madriers et des planches. Cette vie de reclus durera 2 mois. Après son arrestation, sa famille avertie par les Allemands, doit reprendre son portefeuille et ses effets à la Kommandantur de Charleroi, installée dans le Bâtiment Administratif de l’UT. Sa fiancée s’y présente, très impressionnée, là, elle a la surprise de rencontrer un jeune-homme de Marcinelle qu’elle connaissait avant guerre, mais dont elle ignorait la reconversion : il travaillait pour l’occupant. Il la conduit vers le bureau ad hoc, mais chacun feint de ne pas connaître l’autre, elle ne l’a plus revu. Après la libération, Albert fut affecté à la garde de prisonniers allemands dans l’hôpital où il avait lui-même été prisonnier. Il aura l’occasion d’aider un blessé alsacien qui avait été enrôlé de force par les Allemands. Le calme revenu, Albert Larive reprendra ses compétitions cyclistes, tout en travaillant aux ACEC à Jeumont, ensuite à Charleroi. Aidé au départ par un grossiste en cycles, M. Gantois, il pourra s’installer à son compte. Secondé par son épouse, il ouvrira un magasin de cycles à Marcinelle, avant de prendre, seulement à 75 ans, une retraite bien méritée et de jouir du calme et du bon air de Fraire. A noter que M. Larive vient de recevoir une lettre de reconnaissance, signée par le roi, pour les services rendus au Groupe G.M. et Mme Larive-Higuet ont fêté cette année leurs noces de Diamant (60 ans de mariage).

Soldats Clermontois.







Les prisonniers de guerre



Le 6 novembre 1959








*Joseph Boeckx au stalag X B (Sandbostel) et VIII C (Sagan).



VIII C
C'est à Żagań que, pendant cette guerre, se trouvaient le Stalag Luft III et le Stalag VIII C de triste mémoire. Pendant la Deuxième guerre mondiale fut aménagé non loin de la ville le Stalag Luft III et le Stalag VIII C où 10 000 prisonniers vivaient en transit. Le 24 mars 1944, 76 prisonniers alliés tentèrent de s'échapper par un tunnel de 110 m de long et de 10 m de profondeur, mais les fuyards furent rattrapés presque tous à la sortie de tunnel. Seuls trois hommes parvinrent à s’enfuir.
Cet épisode de l'histoire du Stalag de Żagań a été immortalisé par le film de John Sturges : La grande évasion.


X B






*Constant Boiteux au stalag XIII C (hammelburg).


*Léon Boiteux au stalag X B (Sandbostel).



*Julien Devergnies au stalag X A (Schleswig).



*Maurice Deltenre au stalag X B (Sandbostel).




*Georges Demuyt au stalag XVII B (Gneixendorf Krems-Autriche).












*André Hublet au stalag II C (GREIFSWALD)

* Norbert LABIWOIT au stalag II C(GREIFSWALD)



*Joseph Lagneaux au stalag XVII A (Kaisersteinbruch).




*André Labilloy au stalag IV A (Elsterhorst).



*François Pantot au stalag VI D (Dortmund).

*Paul Poiret au stalag XI B (Fallingbostel).











*Alphonse Pauwels (dit Pierre) au stalag ?


*Marcel Roulet au stalag XI B (Fallingbostel).







*Raoul Rousseaux au stalag XI A (Altengrabaw).




*Hilaire Devergnies au stalag XI A (Altengrabaw).



*Luc Delfosse au stalag XIII A (Weiden/Oberfalz).



*Léon Delfosse au stalag XVII B (Krems-gneiscendorf).









*Albert Hanon au stalag XVIII A (Wolfsberg).




*Alfred Clocherieux au oflag X D (Fischberg/hambourg) et VII B (Eichstach).



Oflag X D



*Albert Gilles au stalag XIII B (Weiden/oberfalz).








*Pierre Becker au stalag VI D (Dortmund).



*Adrien Devergnies au stalag IV A (Helsterhost)
*Fernand Labilloy "dit René" au stalag VI D (Dortmund)et VI F (bocholt).


Médaille du militaire combattant de la guerre 40-45.



 












Médaille du prisonnier de guerre (labor valorem)




STALAG VI D







STALAG VI F


Lettres du Sergent Labilloy Fernand (René) avant et après sa capture par les Allemands
.

Le 14 mai 1940

Le 6 juin 1940(Cliquez pour agrandir)





Colis du prisonnier envoyé en Allemagne


Site intéressant :https://www.guillerm-stalag11b.fr/ressources/prisonniers-de-guerre-39-45/ 


Soldats de Clermont morts pour la patrie
.



*Ludolph coppée


tué à Termonde le 17 mai 1940




*Emery Wuestenberg

tué le 26 mai 1940 à Wielsbeke








*Albert Mahy

tué le 26 mai 1940 à Wielsbeke.





* Vital Matis,

résistant prisonnier politique
Matis Vital né à Clermont lez Walcourt le
24 avril 1879 et mort le 22 août 1944 à Buchenwald (Allemagne) .







ci-dessous " Les Maquisards de Senzeilles et Cerfontaine "
groupe G 73 E dont faisait partie Vital Matis.









Victime civile originaire de clermont

  Henri Philippe Hubert Joseph  Andouche ( 28/02/1873 - 31/08/1944 )
Docteur en droit (université de Liège - Belgique) - Bourgmestre de Clermont de 1912 à 1921 - agriculteur-éleveur - propriétaire du château de Chalandry de 1920 à 1944 - Assassiné par des soldats allemands








Soldats américains à Clermont

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le 5 septembre 1944




Avion waco américain ayant atteri à Clermont au lieu dit "Givri"






Parachutiste américain Steve,le 25 mars 1945



Soldat Anglais à Clermont .





L'aviateur anglais Harold Williams dont son avion (un bombadier stirling) fut abattu à Leuze , transita par clermont le 1 septembre 1942.


Soldats Allemands à Clermont.





Le capitaine Eberhard Risse combattera dans les ardennes ou il y perdra une jambe. Il sera décoré de la croix de chevalier le 5 novembre 1944.






Un messerschmitt bf 110 comme celui ci à atteri dans les campagnes de Teignies entre le 15 et le 20 mai 1940.

Le Generlleutenant Hans Von Obstfelder (1886-1976) qui installa son poste de commandement près de l'église de Clermont en mai 1940 . Il sera décoré de la croix de chevalier de la croix de fer avec feuille de chêne et glaives , une des plus hautes distinctions de l'armée Allemande le 5 novembre 1944.











Le Generalleutnant Graf Von Schwerin.(1899-1980)








Il quittera Clermont le 3 septembre 1944 avant l'arrivée des alliés.




Comme General der Panzertruppe, il a été chargé de défendre la ville d'Aix-la-Chapelle tandis que dans le commandement de la 116e Panzer Division "Windhund» (le «Greyhound Division").
Au moment où la 3e division blindée US atteint Aix-la-Chapelle le 13 septembre 1944, la 116 116e Panzer Division est réduite à 600 hommes, 12 chars, et aucune pièces d'artillerie. Quand von Schwerin envisage de se rendre aux forces alliées afin d'éviter les pertes civiles et de protéger les artefacts de la ville (la ville était l'ancienne place de repos de l'empire de Charlemagne, ou le premier Reich), Adolf Hitler lui enleve le commandement et est remplacé envoyé le colonel
Gerhard Wilck pour défendre la ville avec environ 5 000 Volkssturms.
En mai 1950, il est nommé conseiller en chef sur les questions militaires et de sécurité dans le cabinet du chancelier
Konrad Adenauer et à la tête de l'agence gouvernementale secrète Dienststelle Schwerin (avec le nom de code Zentrale für Heimatdienst), chargée des préparatifs pour le réarmement allemand. Toutefois, après avoir parlé à la presse sur son travail, il est remplacé par Theodor Blank en octobre 1950. Schwerin réapparait par la suite en tant que conseiller sur la politique militaire pour le groupe parlementaire du Parti libéral-démocratique d'Allemagne


Réfugié Français à Clermont




















Réfugiés Belges à Clermont














Réfugiés de Marche, de Stavelot et de Vielsalm à Clermont du 24/12/1944 au 25/02/1945 suite à la bataille des Ardennes.


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